Infos Construction

INFOS CONSTRUCTION

Les menuiseries

Grandes familles de menuiseries

Ouvertures à la française

1 ou 2 vantaux, sens d’ouverture intérieur. Variantes : oscillo-battant (aération sécurisée), soufflet (WC, SDB).

Usage courantÉtanchéité AEVPose simple

Coulissants & baies

Coulissant 2/3/4 rails, à levage pour grandes largeurs, galandage pour disparition dans la cloison.

Grandes dimensionsSeuil PMR

Portes d’entrée & techniques

Portes pleines / vitrées, isoplane ou monobloc, avec barillet sécurité. Portes techniques (cave, garage, coupe-feu*).

*Les performances coupe-feu dépendent d’un procès-verbal du fabricant.

Matériaux : points forts & limites

Matériau Atouts Points de vigilance Usages typiques
PVC Très bon rapport qualité/prix, isolation thermique, entretien minimal. Grandes baies limitées (flèche), esthétique des profils plus massive. Fenêtres courantes, oscillo-battant, rénovation.
Aluminium (RPT) Finesse des profils, rigidité, grandes dimensions, durabilité. Thermique moins performant que PVC/bois à gamme équivalente (hors haut de gamme). Baies coulissantes, architectures contemporaines.
Bois Excellente isolation, esthétique chaleureuse, réparable. Entretien périodique (lasure/peinture), sensibilité humidité si mal protégé. Rénovation patrimoniale, bâtiments classés, maisons bois.
Mixte (bois/alu) Bois côté intérieur + capotage alu extérieur : confort + entretien réduit. Coût plus élevé, délais. Projets qualitatifs, architecturaux.

RPT : rupture de pont thermique. La performance dépend aussi des intercalaires (warm edge), joints et vissage d’accessoires.

Vitrages & performances

Types de vitrage

  • Double (ex. 4/16/4 argon, Ug ≈ 1.1 W/m²·K) : standard actuel.
  • Triple (ex. 4/14/4/14/4, Ug ≈ 0.6) : zones froides, maisons très isolées.
  • Feuilleté (type 44.2) : sécurité / retard effraction, garde-corps.
  • Contrôle solaire : limitation apports l’été, à combiner avec protections.
  • Acoustique (asymétrique 10/16/4, films PVB) : bruit trafic.

Indicateurs

  • Uw (fenêtre complète) : plus c’est bas, mieux c’est (isolation).
  • Sw (facteur solaire) : 0→1, plus c’est haut, plus ça chauffe au soleil.
  • TLw (transmission lumineuse) : 0→1, confort visuel.
  • AEV (Air/Eau/Vent) : classements d’étanchéité et résistance au vent.
Uw visé (rénov) : ≲ 1.3 W/m²·K
Uw visé (neuf perf.) : ≲ 1.1 W/m²·K
ConfigurationUw (indicatif)SwUsage
PVC + 4/16/4 argon~1.2–1.4~0.45–0.55Rénovation standard
Alu RPT + 4/20/4 argon warm edge~1.2–1.5~0.45–0.55Baies coulissantes
Bois/Mixte + triple~0.8–1.0~0.40–0.55Maison très isolée

Valeurs indicatives : se référer aux fiches fabricants et à la configuration réelle (dimensions, intercalaire, ferrages, dormant).

Les principaux types de pose (neuf & rénovation)

Pose en applique intérieure (isolant intérieur)

Le dormant est fixé au nu intérieur du mur porteur, pour venir affleurer l’isolant intérieur + parement (BA13, etc.). Très courant en neuf maçonnerie + ITI.

  • Intégration simple aux doublages
  • Gestion aisée du seuil PMR
  • Ponts thermiques à soigner (tapées, bavettes, membranes)

Pose en tunnel (embrasure)

Le dormant est posé entre tableaux (au milieu ou au nu extérieur/intérieur selon cas). Souvent utilisé en rénovation ou en construction traditionnelle (pierre, brique).

  • Conserve les dimensions de passage
  • Nécessite des tableaux sains et de niveau
  • Ponts thermiques aux tableaux à traiter (tapées, isolation)

Pose en feuillure

Le dormant vient dans une réservation (feuillure) pratiquée en périphérie du tableau. Très présent sur bâti ancien/brique/pierre.

  • Bonne reprise de charge et étanchéité en périphérie
  • Feuillures à contrôler (alignement, planéité, ruissellement)

Pose en rénovation (sur dormant existant)

Le nouveau dormant est fixé sur l’ancien cadre conservé (si sain et stable), avec habillages int./ext. Gain de temps, peu de reprise de finitions.

  • Travaux rapides, peu de dépose
  • Réduit légèrement le clair de jour
  • Ancien dormant doit être contrôlé (humidité, ancrages)

Pose compatible ITE (applique extérieure / précadre)

Pour une isolation thermique par l’extérieur, utilisation d’un précadre ou fixation au nu extérieur avec bavettes, rejingots et tapées adaptées.

  • Optimise la continuité isolant-menuiserie
  • Gestion détaillée des points singuliers (appuis, linteaux, volets)
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Étanchéité, calage & fixations (bonnes pratiques)

Calfeutrement périphérique

  • Bandes compribande (air/eau) et/ou membranes int./ext. (continuité pare-vapeur/frein-vapeur).
  • Joints de finition : mastic élastomère adapté au support (fond de joint).
  • Tapées d’isolation, bavettes et rejingot pour l’évacuation de l’eau.

Objectif : continuité de l’étanchéité à l’air et évacuation maîtrisée de l’eau (sans cheminement vers l’isolant).

Calage & ancrages

  • Cales d’assise incompressibles sous dormant (ordre : calage → réglage → vissage).
  • Fixations mécaniques adaptées au support (béton, brique, ossature bois) avec entraxes conformes.
  • Contrôle d’aplomb/niveau/équerrage et fonctionnement ferrages.
Seuil PMR ≈ 20 mm (accès facilité)
Soigner rupture de ponts thermiques
Prévoir lames d’air & rejets d’eau

Volets, occultations & options

Check-lists chantier

Prise de cotes (rénovation)

  • Mesurer largeur/hauteur à 3 points (haut/milieu/bas) – retenir le plus petit.
  • Contrôler l’équerrage (diagonales) et la planéité des appuis/tableaux.
  • Identifier l’ancien dormant (conservé ou déposé).
  • Repérer obstacles : coffres VR, radiateurs, habillages intérieurs.

Avant pose (neuf/reno)

  • Choisir le type de pose selon isolation (ITI/ITE), support et esthétique.
  • Vérifier fenêtre ↔ mur : ancrages, cales, bandes, membranes, bavettes, appuis.
  • Valider seuil PMR si nécessaire, évacuation eaux (rejingot).
  • Consigner marques & références (Uw, Sw, TLw, AEV) pour le DOE.

Normes & règles de l’art : seuils, appuis et rejingots

Les appuis et seuils de menuiseries doivent assurer l'étanchéité à l’eau, la rupture de capillarité, l’écoulement vers l’extérieur et, selon le cas, répondre aux exigences d’accessibilité PMR.

Élément Exigence / Norme Référence
Rejingot obligatoire Hauteur ≥ 25 mm (hors rénovation sur dormant existant) NF DTU 36.5 – Menuiseries extérieures
Débord de l’appui 30 mm au-delà du nu extérieur du mur NF DTU 20.1 – Maçonnerie
Pente d’écoulement 10 % (soit 1 cm par 10 cm) NF DTU 36.5 / NF DTU 20.1
Garde-eau (goutte d’eau) Rainure sous appui, en rive avant, profondeur ≥ 5 mm Règles de l’art maçonnerie
Seuil PMR Seuil ≤ 20 mm (extérieur → intérieur), chanfreiné si > 2 cm Arrêté accessibilité 2006 / ERP / logement neuf
Rupture de pont thermique Seuil & appui posés avec bande compressible ou rupteur RT 2012 / RE 2020 / DTU 36.5
Étanchéité sous menuiserie Mise en œuvre d’une bande d’arase / membrane EPDM NF DTU 36.5 – articles 5.4 & 7

Schéma d'appui conforme (simplifié)

Menuiserie Rejingot ≥ 25 mm Goutte d’eau Pente ≥ 10 %

⚠️ En rénovation, un rejingot inférieur à 25 mm est toléré uniquement si l’ancien appui est conservé et que l’étanchéité est assurée autrement (bavette, membrane, profil adaptateur).

Seuil PMR ≤ 20 mm
Rejingot ≥ 25 mm (neuf)
Pente ≥ 10 %
Débord ≥ 30 mm

Erreurs courantes à éviter

Se référer aux préconisations fabricants et aux règles de l’art pour la mise en œuvre.

Bon à savoir

Les performances Uw et AEV concernent l’ensemble menuiserie complète (dormant + ouvrant + vitrage). Comparer des fiches techniques équivalentes et adaptées aux dimensions réelles du projet.